La vie est tout de même très jolie. Je me donnerai les moyens de ne plus décevoir.

La vie est tout de même très jolie. Je me donnerai les moyens de ne plus décevoir.
Préface d'un roman sans interêt ; ou les misérables aventures de Camille au rhum.




Bienvenue aux Skyblogiens =)
Je recommence pour la énième fois.

Camille est d'humeur changeante mais en fin de compte, facile à cerner. Elle aime facilement et aime tout rendre théâtral. Le ridicule est sa seconde nature. Elle trouve tout "mignon!" même un cadavre éventré ou un membre -partiellement humain- en décomposition. Elle déteste tellement de choses, elle défend tellement de causes, elle ressemble à tellement de gens. Elle ne s'aime pas. Caroline sait tout d'elle, elle est comme une soeur. Description à refaire.


Bonne visite l'ami!

# Posté le samedi 25 août 2007 13:00
Modifié le samedi 05 juillet 2008 06:38

Tu veux des leçons particulières mon nénuphar? ~ Chapitre premier: Deux branleuses dans la ville.

  Tu veux des leçons particulières mon nénuphar? ~  Chapitre premier: Deux branleuses dans la ville.
Avoir une meilleure amie est une bénédiction. Ma meilleure amie est exceptionnelle. Nos délires sont similaires. Notre attitude désinvolte est de mise. Nos discussions sans queue ni tête et coquines nous regardent. Nos fous rires sont souvent dûs à une connerie provenant de l'une ou de l'autre. Nos conneries on les a faîtes ensemble, nos disputes on les a résolues ensemble, nos crises de larmes on les a estompées en se serrant l'une contre l'autre. Nos envies, nos désirs, on s'est tout dit. On a tout partagé même nos préservatifs gonflés. Elle m'a souvent aidé à me relever. Souvenir d'une nuit où je pleurais et riais en même temps et où tu m'as donné la douche comme à une gamine. Nos gâteaux, nos bonbecs à côté de l'école c'est ensemble qu'on les a bouffé. Sans toi, je ne suis rien. Je veux pas te voir partir. Je veux pas que t'ailles vivre ailleurs. Je veux que tu restes auprès de moi. On a déjà été séparées une fois, je veux pas d'une rupture totale. Je veux pas, c'est tout. Et j'exige et j'implore comme un enfant (parce que c'est ce que je suis) car je veux pas que tu disparaisses de ma vie. Mais merde, je t'aime à l'infini Chloé!
# Posté le vendredi 22 février 2008 13:11
Modifié le mardi 24 juin 2008 17:30

Prise de folie

J'en ai la gorge encore toute déployée. J'ai hurlé, j'ai crié de toutes mes forces pour évacuer ce mal-être, la nostalgie de tout ce qui a été mais qui aujourd'hui, n'est plus. J'ai longtemps cherché le remède aux mutismes intérieurs que je m'étais infligés. J'ai griffoné puis dessiné clairement toutes ces images d'horreur qui défilaient dans ma tête ; car j'étais intoxiquée par le bal des horreurs diffusées au journal télévisé. J'ai déployé toute ma rage, tout ce dont j'étais capable physiquement et moralement ; puis j'ai tout laissé filer en m'égarant sur les toits du monde. Je n'ai jamais autant pensé et réfléchis. Ma tête bouillonait et j'avais quelque chose au fond de moi qui en demandait toujours plus. Je n'ai jamais autant aimé et désiré à la fois. De tout mon être j'ai maugréé les erreurs que j'ai commises dans le passé. Je me suis exténuée la voix à travers le ciel et ses pâles nuages de coton. J'ai murmuré aux oreilles des étoiles, de la Lune mais aussi à celles de tous les astres qui étaient à ma portée. Je leur ai transmis ma solitude étouffante, mais dans le fond, si jouissante. J'ai conté à l'arraignée que j'ai au plafond tout ce que je ressentais ; elle n'a pas tout saisis mais a été patiente et a fait semblant de s'y intéresser. Je me suis époumonnée, j'ai tout balancé aux yeux du monde rendus aveugles par tant de cruauté. La nuit est mon refuge sacré, mon seul échappatoire ; enfin, c'est à cette dernière que je me suis adressée. Du haut de ma ballustrade, du haut de mon orgueil bafoué, je lui ai pleuré dessus un véritable océan. Et cela m'a fait tellement de bien. Au creux de ses seins étoilés, j'ai séché mes joues encore humides puis je me suis blottie. J'ai hurlé de tout mon saoul une dernière fois, puis c'est dans ses bras que je me suis endormie.
Good night poch'tronne!

Prise de folie
# Posté le lundi 12 mai 2008 12:33
Modifié le lundi 09 juin 2008 14:40

Chapitre trois: la déchéance.

Chapitre trois: la déchéance.
Aspergeons le monde d'un dernier espoir, alors qu'inexorablement nous nous approchons de la toute fin.

Mille corps en putréfaction sont étendus à vos pieds. Un charnier humain provoqué par des individus de la même espèce. Les corps sans vie n'émanent pas d'odeur fétide, les auteurs en sont imprégnés. Des membres brisés, des visages crispés privés de toute trace d'humanité entassés sur un lit de terre ocre et nauséabonde. De ce lit de mort s'échappe la désolation et le sang séché. De ce triste tombeau non officiel s'envolent mille âmes dépourvues de sentiments après tant d'atrocité. Les esclaves d'un monde "moderne" à jamais prisonniers d'un immense souk créé, monté de toute pièce ; un amas d'ignorance et de corruption. Mille corps en putréfaction hurlent en silence, ils ont les yeux écarquillés levés vers le ciel. Mille yeux nous observe, mais demain, on les aura tous oublié. Un joyeux massacre en toute impunité. Il y en aura d'autres, à quoi bon s'attarder? Un lit de poussières garni d'une décomposition amère, un lit de torture où plus rien ne poussera ; plus une once de pureté, la couardise étant donnée comme seule verdure. Plus rien ne poussera car on l'a bel et bien condamnée cette terre désolée.

Et mes os se brisent sous le rouleau compresseur de la vie.
Tandis que des âmes s'attardent à aimer ou à apprécier.




# Posté le mercredi 28 mai 2008 14:35
Modifié le mardi 03 juin 2008 14:44

La vie n'est qu'une grosse marrade ! Allongée inerte, c'était drôle.

La vie n'est qu'une grosse marrade !  Allongée inerte, c'était drôle.
Ce matin, j'ai encore sentis cette drôle de secousse ; c'était comme une impression de déjà vu, de chute inexorable, de vide intégral. J'ai eu l'impression qu'une partie de mon monde s'écroulait...
Tous les jours en me levant, je cherche encore quel est mon but, ma quelconque utilité. Je ne trouve pas. Je bute sur des obstacles que je me suis moi-même créés. Le chemin que j'ai parcouru, ce que me réserve l'avenir, tout ça n'a pas de sens. Les instants qui valent la peine d'être vécus sont si rares et éphémères. Bien sûr, ma vie se voit quelque peu égayée par certaines rencontres, certains évênements. Sans ces moments là, j'aurais abandonné depuis longtemps.
"Il y a surtout des soirées sans" ; c'est certain. Tous les soirs, je me retrouve plongée dans l'obscurité de ma chambre qui n'a pas de murs, je les abattus au profit d'une passoire à songeries... et je laisse mes pensées voguer et s'emmêler. Forcément, je m'y perds et ce, avec plaisir. Je réfléchis en me noyant, je pense en m'asphyxiant. Et personne ne me voit, je n'existe plus... Rien que moi et le néant que refléte ma cervelle, rien que moi et le précipice, moi face au monde. En somme, la réflexion finit toujours par m'abrutir et j' en reviens à mon point de départ.


Aussi paumée qu'Amy.


Edit.

Une année loin d'être parfaite s'est achevée. La troisième n'aura certainement pas été ma classe préférée. Depuis la cinquième, ça n'a jamais été pareil de toute façon. Mais je serai là demain, toujours apte au changement, je poursuis mon petit bonhomme de chemin tant bien que mal. Aucune envie de déprimer, je garde la tête haute et je tiens debout, mes jambes ancrées au sol plus que jamais. Vous me retrouverez au lycée, dans la cour des grands. Je n'ai pas peur de demain ; c'est juste que je n'ai pas confiance en moi. Il faudra vraiment que j'apprenne à maîtriser mes émotions un jour. Sur ce, je fais une pause, je ne pense presque plus à rien, je profite simplement. Je met l'avenir entre parenthèses, seuls m'importe les fêtes, mes amis, le soleil et le bonheur de l'instant présent. Vivre pleinement et ne pas se laisser vivre. Je croque chaque instant à pleine dent comme si c'était le dernier et cela me va très bien. J'ai assez brouillé du noir, maintenant, on remballe toute cette amertume pour faire place à un condencé de légêreté ; oui, voilà ce qu'il me faut.


( Sur le moment, j'écoute ça )
# Posté le lundi 09 juin 2008 15:12
Modifié le samedi 05 juillet 2008 06:42