Ce matin, j'ai encore sentis cette drôle de secousse ; c'était comme une impression de déjà vu, de chute inexorable, de vide intégral. J'ai eu l'impression qu'une partie de mon monde s'écroulait...
Tous les jours en me levant, je cherche encore quel est mon but, ma quelconque utilité. Je ne trouve pas. Je bute sur des obstacles que je me suis moi-même créés. Le chemin que j'ai parcouru, ce que me réserve l'avenir, tout ça n'a pas de sens. Les instants qui valent la peine d'être vécus sont si rares et éphémères. Bien sûr, ma vie se voit quelque peu égayée par certaines rencontres, certains évênements. Sans ces moments là, j'aurais abandonné depuis longtemps.
"Il y a surtout des soirées sans" ; c'est certain. Tous les soirs, je me retrouve plongée dans l'obscurité de ma chambre qui n'a pas de murs, je les abattus au profit d'une passoire à songeries... et je laisse mes pensées voguer et s'emmêler. Forcément, je m'y perds et ce, avec plaisir. Je réfléchis en me noyant, je pense en m'asphyxiant. Et personne ne me voit, je n'existe plus... Rien que moi et le néant que refléte ma cervelle, rien que moi et le précipice, moi face au monde. En somme, la réflexion finit toujours par m'abrutir et j' en reviens à mon point de départ.Aussi paumée qu'Amy.
Edit.Une année loin d'être parfaite s'est achevée. La troisième n'aura certainement pas été ma classe préférée. Depuis la cinquième, ça n'a jamais été pareil de toute façon. Mais je serai là demain, toujours apte au changement, je poursuis mon petit bonhomme de chemin tant bien que mal. Aucune envie de déprimer, je garde la tête haute et je tiens debout, mes jambes ancrées au sol plus que jamais. Vous me retrouverez au lycée, dans la cour des grands. Je n'ai pas peur de demain ; c'est juste que je n'ai pas confiance en moi. Il faudra vraiment que j'apprenne à maîtriser mes émotions un jour. Sur ce, je fais une pause, je ne pense presque plus à rien, je profite simplement. Je met l'avenir entre parenthèses, seuls m'importe les fêtes, mes amis, le soleil et le bonheur de l'instant présent. Vivre pleinement et ne pas se laisser vivre. Je croque chaque instant à pleine dent comme si c'était le dernier et cela me va très bien. J'ai assez brouillé du noir, maintenant, on remballe toute cette amertume pour faire place à un condencé de légêreté ; oui, voilà ce qu'il me faut.
( Sur le moment, j'écoute ça )